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 Derrière des barreaux...ma peine (pv)

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MessageSujet: Derrière des barreaux...ma peine (pv)   Dim 7 Fév - 15:41:51

J'essayais de fermer mes yeux, mais ce n'était pas vraiment facile.
Quoique je fasse, je ne pouvais m'empêcher de les ouvrir et de voir devant moi ce cauchemar, auquel j'a toujours essayé de m'enfuir.

L'animalerie...tss.
Laboratoire ou ce trou à rat, c'est la même chose pour moi. Ce sont des endroits où tout neko est persécuté, privé de droit, de liberté. Bref, un objet vivant qui parle.
Le seul hic dans toute cette histoire, c'était que ces objets avaient également des sentiments, une âme, mais allez leur expliquer ça!

Je m'étirais, car j'avais rien d'autre à faire. La douleur sur ma tête commençait lentement à s'estomper, bien que l'endroit était encore très sensible au touché. Il ne m'avait pas raté ces salopards! Là, où je sentais cette faiblesse, c'était formé une poche de sang.
Ce n'était pas la première fois que je me blessais. Jadis, vivant dans la rue, je me blessais quotidiennement ou à d'autres raisons diverses: bagarres, maladresse, attaque...
Malgré cela je ne pus me retenir à grimaçer. Je n'aimais pas voir mon sang, seule preuve qui me montrait que je n'étais pas morte.

Les pleurs de divers neko me resonnèrent dans la tête, j'essayais de les ignorer. Bien sûr que cela me fondait le coeur, mais que faire? J'aurai bien voulut sortir de cette cage et leur griffer les yeux un par un, mais j'étais prise au piège.

Bientôt une odeur vraiment désagréable me chatouilla mes narines, je me retourna vers l'élément perturbateur. Un homme gros pour ne pas dire gras se trouvait devant moi. On ne pouvait pas vraiment dire qu'il y mettait un point d'honneur sur l'hygiène. Ses cheveux semblaient passer dans une cure de graisse et sa barbe nécessitait un long rasage. Bref, quoiqu'il fasse pour son état, ce ne sera sûrement pas du luxe.

Je le regarde, écoueurée. C'était le vendeur de ce noble établissement. Ses yeux verreux me regardent d'une manière qui ne me plaît pas. Défigurant mon corps, je me doute bien de ses pensées obscènes. Allons bon, j'étais une dure, mais face à un tel crapaud je ne pus m'empêcher d'avoir un haut le coeur.

- Alors chérie, te voilà à peine arrivée et tu me plaîs déjà! Je sens que je vais bien m'amuser!!

Son langage était primitif, tout comme le reste d'ailleurs. Je ne m'attendais pas à grand chose de la part d'une pareille personne. Aussi ma réponse fut à sa mesure.

- Dégage le crapaud, va te satisfaire chez ta mère...enfin si elle veut encore de toi!

Mon sourire était odieux. Une baffe, car il me regarda légèrement sonné. Ne s'attendant pas à une telle réaction, ce fut une petite victoire pour moi. Hélas, le vendeur se reprit très vite.

- Tu fais la maligne, alors que tu es dans une cage. Ce toi la soumise et non moi. Mais t'inquiète pas, ta punition tu l'auras. T'as intérêt à te faire vendre, car le soir tu passeras un coup chez moi et mes camarades.

Tout aussi vite je lui crachai dessus. Le vendeur lâcha un juron. Il leva sa main prête à me frapper, mais réalisant qu'il se trouvait devant des clients il se ravisa. Il ne s'agissait quand même pas d'abîmer la marchandise. Je me détournai de lui, car j'avais du mal à retenir ma colère. Pour qui il se prenait? J'avais presque envie de rire tout fort, j'avais envie de devenir hystérique. S'ils savaient que j'avais déjà tué des hommes, je suis sûre qu'il aurait pris un autre ton avec moi. Malgré tout, il avait raison! J'étais une soumise et je ne valais pas mieux que les autres nekos ici. La seule chose à quoi je pouvais aspirer c'était d'attendre qu'on m'achète afin de pouvoir m'enfuir. Ce serait facile, au pire des cas, il me suffirait que de lui trancher la gorge pendant le sommeil.

Me sentant soudainement las, comme si toute cette violence m'avait épuisé, je me tournais vers le mur, ignorant les clients. Qui voudrait d'ailleurs de moi? Il suffit que je les regarde avec mes yeux couleur de braise pour qu'ils se détournent.
Je soupire et m'assoupit finalement, ne remarquant pas qu'un vendeur plaça une pancarde sur ma cage.

Danger!!
Jeune neko sauvage difficile à éduquer
Peut avoir des tendances violentes

Me voilà marquée...
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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux...ma peine (pv)   Dim 7 Fév - 17:18:32

Errant dans les rues, en silence, marqué par ces derniers jours, j'avançais. Il n'y avait rien d'autre à faire que cela. D'ailleurs, aurais-je pu reculer ? Avais-je déjà accepté cette possibilité rien qu'une fois dans ma vie ? Certainement pas. J'avais stagné, au pire. Plusieurs années de perdues, finalement. Mais pas tant que cela, en y pensant bien. Toujours vivant, toujours conquérant, et le sourire presque aux lèvres.
Dans ces lieux si encombrés, je ne pouvais pas vraiment me sentir à ma place. C'était habituellement dans l'ombre de la nuit, au côté d'une masse bien plus paisible et dangereuse, que je vivais. Là, dans cette rue, j'étais comme progressant dans un marécage. Une marée humaine, en fait, ce qui n'était pas mieux. De ma haute stature, il ne me fallait pas longtemps pour apercevoir cette foule informe et ridicule. Le dégoût me prenait presque. Heureusement, il y avait toujours quelques demoiselles aux visages attirants pour me redonner l'envie de sourire. C'était une chose importante, en tout temps, et en toutes circonstances. Malheureusement, d'un autre côté, elles étaient souvent des filles plus superficielles les unes que les autres. Presque des filles de joie, sauf qu'elles ne recherchaient que le plaisir sans l'argent. Les gamines en manque, des plus matures dans le même cas, toutes des victimes de leur temps qui ne croyaient plus en rien.

Personnellement, j'avais encore des convictions. Malgré que le monde parte à vau-l'eau, j'avançais donc. C'était cet établissement qui m'avait attiré, parce qu'il me fallait cette sorte de compagnie. Une compagnie féminine, certes, mais fidèle. Non pas une jeune fille d'un soir, d'un matin, d'un jour ou d'une semaine. Non, il me fallait quelque chose de durable, quelque chose de presque constant, qui sache survivre en ma compagnie, sans empiéter sur moi. Une sorte d'objet, oui... Mais plus agréable, si l'on puis dire.
Passant donc la porte, comme le faisaient la plupart des gens ici, je me retrouvais enfin hors de portée de ce froid hivernal. Voilà que j'entrais dans un animalerie, pour la deuxième fois de mon existence. Ici, je trouverais certainement ce qui ferait mon bonheur. Une néko, soumise mais pas trop, intelligente sans être manipulatrice, intéressante sans attirer tous les regards, fidèle sans être dépendante, amusante, rieuse, ou pas. Qu'importe, après tout, du moment que j'arrivais à me satisfaire d'elle. C'était moi le maître, il ne fallait pas l'oublier.
C'est donc en quête d'un animal particulier, que je me mis en chasse, alors qu'un gros bonhomme tentait de vouloir me conseiller. Détournant les yeux de lui avant d'en avoir marre trop rapidement, je partais en exploration, afin de trouver ma perle rare.

Il y avait du choix, à n'en pas douter. De tout, aussi bien positif que négatif. Des belles, des moins belles, des grandes, des moins grandes, des soumises et d'autres moins. Ce que je voulais voir premièrement, c'étaient des yeux, et rien d'autre. Une paire d'yeux qui me dirait comment réagir, comment choisir. Car malgré ma façon d'être, il m'arrivait d'avoir des moments de doute, évidemment. Et le choix d'une néko, ce n'était pas rien. Même si elles étaient revendables, presque jetables, je n'avais pas l'intention de perdre mon argent si facilement. Mon regard se faisait donc inquisiteur, perçant. Les yeux plissés, sombres, je fouillais chacune des cages pour voir ce qu'il m'était possible de trouver.
Ça et là, des hybrides effrayés ou d'autres plutôt provocants. Chacun voulait avoir une attitude tellement unique que c'en devenait plus pitoyable qu'amusant. Comment pouvaient-ils se prendre au sérieux, derrière leurs barreaux ? Moi-même, je n'avais plus ris, dans une position si mauvaise, des mois auparavant. Alors ces créatures...
Finalement, j'arrivais devant la cage d'un spécimen rare. Du moins, c'était sur sa cage à elle que trônait un écriteau. À première vue, c'était une gamine. Un visage simple et assez agréable, bien qu'elle ne paraisse pas spécialement commode. Alors je me penchais légèrement en avant, tout en restant à une distance respectable, pour l'observer de plus prêt. Cette indication avait indéniablement attiré mon attention, même si je l'aurais probablement aussi bien repérée sans cela. Elle dégageait quelque chose, il n'y a pas à dire. Mes yeux errèrent donc sur son corps d'une grande pâleur, avant de revenir aux siens, s'y fixant un court instant qui devait durer. Peut-être avais-je là une occasion unique... peut-être...
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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux...ma peine (pv)   Ven 12 Fév - 10:18:02

J'essayais vainement de me détendre.
Le sol sur lequel j'étais couchée, était fort désagréable. N'ayant mis que de la paille pour faire le tout plus descent, j'avais vraiment l'impression d'être une bête à foire. En plus cette paille était changée irrégulièrement, j'avais tout de suite compris que cette animalerie n'était pas friquée. La paille, il fallait donc l'économiser. Je n'osais imaginé toutes sortes de puces ou d'insectes que je pouvais trouver sous mon ''lit''.

Les pleurs des nekos commençaient à me rendre indifférente et je sombrais dans un sommeil semi-éveillée. J'en avais grandement besoin.

Alors que mon battement de coeur avait plus ou moins repris un rythme normal, je sentis une présence. Son odeur était forte, boisée: une odeur typiquement masculine. Ses mouvments étaient...lourds, mais néanmoins je put en ressentir une forte vivacité.

Ce n'était pas le vendeur, il était faiblard et maladroit dans tout ce qu'il faisait. Je me concentrais sur cette élément perturbateur. Perturbateur en effet, car il s'avança d'un pas sûr vers ma cage.
Je sentis comment ma petite bulle d'intimité se retrécit. J'étais sous observation et j'avais horreur de cela. Cela me rappellait trop mes expériences faites au laboratoire.

Visiblement agacée, je me retourna vers lui et je ne m'étais pas vraiment trompée.
C'était un homme de grande stature. Il était imposant, très. Il n'y avait aucun doute qu'à côté de lui, tout le monde devait se sentir nain.

J'avais déjà vu de tel spécimen. Ce genre d'homme avait vu pas mal dans sa vie et avait appris à connaître le côté sombre de l'humanité. Le plus souvent, il n'essayait pas de s'en dérober, mais faisait avec. A tel point que son langage ne se résumait plus que par la violence. Il était vide.

Je l'observais à mon tour. Contrairement à d'autres, il ne me praissait pas vide. Au contraire, il dégageait une maîtrise de sois-même et un grand calme, mais il m'était facile de deviner le volcan qu'il cachait.
Malgré tout, il me paraissait différent. Ce qui m'étonna surtout c'était le fait qu'il réussisse à soutenir mon regard. Il était le premier non-neko dans son domaine. Cela me mit mal à l'aise. Je n'aimais vraiment pas qu'on m'observe ainsi, car cela avait pour effet de me rendre faible et de me faire sentir minable. Ce que je craignais par dessus tout? C'était de dévoiler mes faiblesses.

Etait-ce un instinct de survie? Ou juste tout simplement le fait que je m'imaginais déjà avec un collier autour de la gorge et un petit bol avec de la nourriture pour chat? Fait est que je commençais à m'énerver. Je voulais qu'il cesse. Je ne tardais pas à attaquer avec mon venin, ma parole.

- Arrête de me regarder comme ça!! T'as rien d'autre à faire sinon?

C'était clair et net, mais en même temps, je me maudis de lui avoir dit cela. Pourquoi? Cet homme devait maintenant avoir compris que je me sentais mal à l'aise. Je ne voulais pas qu'il ait l'impression de pouvoir me dominer, mais pouvais-je l'en empêcher? J'étais prisonnière et sans aucun doute à sa merci. Ses muscles étaient très développés, il savait donc combattre. Une panique soudaine commença à s'emparer de moi. Je ne voyais aucune issue. Je ne pourrais même pas me défendre. La seule chose que je pouvais espérer c'était qu'il se désintéresse de moi.

- Ah, je vois que vous vous intéressez à noutre nouvelle trouvaille, monsieur. Belle neko en effet, mais très autoritaire. A mon grand regret je dois dire qu'elle n'a pas été proprement éduquée. Nous avons trouvé cette pauvre créature dans la rue. Une chatte de gouttière qui nécessite une forte main, mais qui une fois tenue peut s'avouer être une distraction fort plaisante en tous points, si monsieur comprend ce que je veux dire.

J'avais assez de ce bavardage niveau 0. Le vendeur m'écoeurait et je me détourna de ces deux personnages qui troublèrent ma tranquilité.
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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux...ma peine (pv)   Ven 12 Fév - 13:36:18

Mon observation continuait. Bien que les apparences aient souvent jouées contre moi, et que ce soit davantage l'action qui semble ressortir de mon corps, il n'en était rien. Ou plutôt, il n'en était pas grand-chose. Par le passé, j'avais su eu affaire à des crapules de la pire espèce, en étant une moi-même. Toutefois, avec le temps va, tout s'en va. Les choses changent, les gens changent. Et personnellement, je n'étais pas à l'abri d'une transformation, aussi radicale soit-elle. Peut-être avais-je été trop peu indulgent, autrefois. Probablement que j'aurais voulu rester le même, et éviter de devenir ce que je suis aujourd'hui. Pourtant, à bien y réfléchir, cette évolution m'avait fait le plus grand bien, même si les moments passés pour y parvenir n'étaient pas les meilleurs. La vie était mouvement, les êtres changements, et moi-même, je ne pouvais qu'être atteint par le temps. Dorénavant, l'analyse primait sur mes décisions, et mon tempérament de feu ne se laissait plus attiser aussi aisément. Enfin, me semblait-il, j'étais devenu mon propre maître, et non pas celui de la foule.

Tout cela pour dire que j'observais cette néko. Et plus je m'y attelais, plus je lui trouvais quelque chose. Un petit élément qui ne me sautais pas clairement aux yeux, mais qui se manifestait d'une façon ou d'une autre. Une impulsive, sans donne. Une jeune fille mécontente de son sort, habituée à être de mauvais poil, une éternelle insatisfaite. On a beau dire, j'aimais ce genre de comportement. Qu'une aussi jeune demoiselle soit dotée d'un tempérament si fort me rappelait inévitablement le mien, mais me faisait comprendre combien j'avais besoin que l'on me résiste. Son regard en disait long, et ses mots vinrent bientôt confirmer cela.
Tout d'abord, ce fut un léger étonnement, puis de l'indifférence, qui traversèrent mon esprit. Elle m'avait tout de même dit d'arrêter, à moi, et pas à n'importe qui. Voilà qui ne manquait pas de courage. Une gamine téméraire... Je ne pus donc retenir ce bref sourire sur mes lèvres. Quelle charmante petite phénomène. La brièvement de ma réjouissance peu visible ne dura pourtant pas, puisqu'un homme approchait pour rompre cet attrait si difficilement construit. Alors je le regardais, totalement désintéressé par ses propos, avant de reposer mes yeux sur l'hybride maintenant comme absente.

" Tu sais, je m'en fous de ce que tu racontes. Tout ce que tu veux, c'est qu'elle dégage d'ici, non ? Je suis pas venu pour mater une rebelle, mais pour trouver de quoi m'amuser un peu... "

Approchant donc de la cage, pour croiser un instant les bras et admirer plus avant la néko, je décidais finalement de passer la main à travers les barreaux. Dans le but de la caresser, je pouvais sentir cette drôle de situation, cette circonstance étrange qui faisait qu'elle était soumise à mon bon vouloir, tapie sur un lit des plus infâmes. D'un côté, j'étais libre, maître de mes mouvements et aspirations. D'un autre côté, elle était dans une position totalement inconfortable, de par son statut et sa stature. Ayant l'ascendant, peut-être était-il normal que ce soit à moi d'aller vers elle, même si elle ne paraissait pas très consentante.
Aussi, ma main vint se poser sur sa tête, frottant sa douce chevelure, au risque qu'elle le prenne mal. Sans doute fallait-il joindre le geste à la parole, plutôt que de la laisser jouer à la petite chatte grincheuse.

" Je sais que tu s'ras sage, si j'te sors de là. Seulement, j'aimerais que tu m'dises ce qui te ferais plaisir, et ce que tu peux faire que d'rester vautrée dans ta paille en faisant la tronche... "

De ma voix assez rauque, mais parlant patiemment et avec calme, je voulais sentir qu'elle répondrait, sinon sûrement devrais-je m'évertuer à la forcer un peu. Après tout, il ne me serais pas impossible de l'attirer jusque contre les barreaux de sa cage, par les cheveux s'il le fallait, pour qu'elle comprendre un peu ce que j'attendais d'elle. De la compréhension, tout d'abord. Un rien de raison, d'intelligence, et d'écoute. Si elle savait observer, voir, entendre et apprendre à bien se comporter, sûrement pourrait-elle se montrer intéressante. De l'adaptation était certainement la chose la plus importante qu'il lui faudrait avoir. Même si son caractère manifestement particulier devait persister, ce qui ne serait pas un drame, il faudrait qu'elle sache vivre en harmonie. La cohabitation devrait elle être forcée que je n'en avais rien à faire, c'était marche ou crève. Alors je n'avais plus qu'à voir sa réaction, et à agir en conséquence. Elle suivrait, ou bien je lui ferais comprendre ma déception. Et dieu sait que la première hypothèse était préférable, pour elle comme pour moi...
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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux...ma peine (pv)   Ven 12 Fév - 20:15:25

Il me toucha. En quelque seconde, je vis sa main en ma direction et je paniquais. Pour être sincère, c'était une réaction dont je ne m'attendais pas. On m'avait déjà frappé il y avait de cela une demi-heure et je n'avais nullement envie d'y repasser.
Que pouvais-je faire? La réaction d'un être en captivité était de reculer, c'était ce que je fis. Mais je m'y suis mal prise.
D'une geste rapide, trop d'ailleurs, je recula. Sans réfléchir je me cogna contre les barreaux. J'avais mal calculé la distance et je commençais à voir trouble. Ma blessure se reouvrit et je ressentis cette douleur si persistante.
Bref, cela eut pour effet de me calmer net. Je compris que j'étais faible, aussi n'avais-je que le choix de me laisser faire...pour l'instant.

" Je sais que tu s'ras sage, si j'te sors de là. Seulement, j'aimerais que tu m'dises ce qui te ferais plaisir, et ce que tu peux faire que d'rester vautrée dans ta paille en faisant la tronche... "

Il avait déjà un ton autoritaire sur moi. Evidemment puisqu'il était dans ce cas précis le maître, mais je n'aime pas cela. Je commence à sentir ma liberté se retrécir de plus en plus. J'avais espéré que ''môssieur'' se désintéresse de moi, mais il semblait que j'avais suscité le contraire. Bon sang, je ne suis vraiment pas douée pour ces genres de choses.

Sage? Bien sûr que je suis sage. Imaginez un diable caché sous une parie d'ailes blanches. J'attendais évidemment mon coup, mais...J'étais coincée. Je ne savais pas comment me l'expliquer, mais ce gars pouvait lire en moi. C'était en tout cas l'impression qu'il me donnait.
Je ne m'étais pas attendue à ce que je tombe sur quelqu'un d'aussi imprévisible, mais il m'énervait à me commander. Je me sentais libre de faire la tronche quand je veux et où je veux!! Comme une gamine énervée je lui répondis du tac au tac.

- Je fais ce que je veux de ma tronche! On n'a qu'à changer de place, tu veras l'effet que ça te fait et en ce qui concerne mes capacités, je sais tout faire et ce qui me ferait plaisir? C'est que vous me sortiez de ce trou à rat et que vous me foutiez la paix!!!

Les larmes commencaient à venir troubler ma vue. J'en avais ras-le-bol. J'étais incomprise (de toute façon). Ma vie entière était un enfer, mais le destin s'était vraiment décidé à me détruire une bonne fois pour toute.
J'essayais de me calmer. Mes sentiments risquaient de m'emporter et e ne voulais pas donner ce plaisir aux humains autour de moi. Il était rare que je pleure. A vrai dire, cela faisait plus de 5 ans que je ne pleurais plus.

Malgré tout, j'étais perdue. On continua à me fixer sans pour autant faire quelque chose. A ces conditions là, je risquais de devenir folle. La douleur me donna des maux de têtes. Je mis mes mains sur ma tête tout en fermant mes yeux. Tout se mélangeait et je commencais à abdiquer. Je n'avais plus la force de résister, je me sentais tout simplement lasse, lasse de la vie.

- Qu'allez-vous faire de moi?

Ce n'était pas vraiment une question adressée à lui, mais plutôt au monde entier.
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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux...ma peine (pv)   Ven 12 Fév - 21:50:29

Malgré cette tentative de recul que j'avais pu percevoir, il semblait inévitable que je parvienne à saisir la jeune fille. D'une part, ses possibilités de mouvement étaient vraiment réduites. Et d'autre part, j'aurais pu aisément me servir de ma poigne pour la faire tenir en place. Vu son physique et ses conditions de vie, elle ne devait pas être bien difficile à manipuler. La caressant donc avec toute la douceur dont j'étais capable, bien que cela ressemble davantage à une marque d'affection envers un animal qu'à destination d'une humaine, je pouvais sentir sous mes doigts le côté soyeux de sa chevelure. Ternie par le temps. Tout ce temps qu'elle avait dû passer ici, dans la crasse, finirait par avoir raison d'elle, au bout du compte. D'où ma volonté de la sortir de là, probablement. En tout cas, c'était possiblement une des raison qui m'y incitait.
Seulement, le réflexe qu'elle eut par la suite m'incita à froncer légèrement les sourcils, alors que je penchais la tête. Il y avait une chose que je ne comprenais pas. Encore, si je m'étais montré violent, elle aurait eut un motif valable pour que les larmes lui viennent aux yeux. Mais là... ma présence était-elle de trop ? Peut-être étais-je celui qui faisait déborder le vase. Et mon aspect physique pouvait être une cause de cela, je ne passais pas souvent quelque part sans casser d'œufs.
Me reculant lentement, en me redressant, je tournais la tête vers le vendeur toujours présent.

" Hum, vous comptez la laisser pleurer comme ça encore longtemps ? "

Grognant un peu en me raclant la gorge, je croisais maintenant les bras, pinçant des lèvres. Ce spectacle était inattendu. Moi qui avait pensé que cette gamine serait distrayante et saurait me résister un peu... Ce n'était pas plus mal qu'elle me montre aussi vite ses émotions, mais bon. Probablement qu'elle aurait pu attendre un peu. Au moins que nous soyons seuls tous les deux. Bah, qu'importe. L'observant un moment, je repensais à ses paroles. Pour ce qui était de la sortir de là, ce ne serait pas vraiment un problème. Mais quant à lui foutre la paix... Enfin bon, si elle m'accompagnait, ce serait déjà une bonne chose. Me grattant donc un instant le crâne, je me penchais de nouveau devant la cage, pour lui soulever la tête d'un doigt sous le menton, et essayer d'apercevoir ses magnifiques yeux tirants sur le rouge.

" Ecoute, si tu veux t'barrer d'ici, je peux m'en charger. Je sais ce que signifie d'être enfermé dans une cage, et je ne me vois pas repartir en laissant une bonne petite bouille comme la tienne là d'dans. Mais tu ferais mieux d'éviter d'me fausser compagnie par la suite. "

La fixant longuement, je me demandais comment elle allait réagir cette fois. Ma proposition me semblait assez honnête, si bien que j'en étais moi-même plutôt étonné. Cette charmante demoiselle m'attendrirais un peu que je n'en serais pas plus stupéfait que cela. Lui frôlant donc la joue de mes doigts, j'essuyais ses larmes un court instant, avant de ressortir de la cage. Il ne me fallut pas longtemps à observer mon pouce humidifié par ses larmes, avant de le porter à mes lèvres pour goûter et découvrir ce que cela pouvait bien m'évoquer. Légèrement salées, très légèrement. Mais je ne pouvais m'empêcher de sourire maintenant, à me voir en train de faire un tel geste.
Tournant donc la tête vers ce type qui n'avait pas beaucoup bougé depuis tout à l'heure, je lui tendais bientôt une liasse de billets sortis de ma poche. Et c'est alors que je remarquais vraiment le nombre de nékos qui trônaient dans des cages ça et là. La petite à la tête blanche avait tellement absorbé mon attention que tous ces mi-chats m'étaient sortis de l'esprit. Mon choix aurait peut-être pu s'attarder un peu sur l'un d'eux. Bof... Je contemplais plutôt cet homme un peu trop gras à mon goût, mais visiblement avide de gagner sa croute. Ses yeux brillaient d'un intérêt certain, alors qu'il semblait hésiter à me rendre de la monnaie sur ce petit paquet de pognon. Cela m'importait peu, qu'il garde tout si cela pouvait lui faire plaisir. Maintenant que l'argent n'en était plus à me manquer, il pouvait bien garder cette misère tenue entre ses mains. Il était donc temps pour moi de recevoir cette clé tant attendue, et de m'en servir pour ouvrir cette cage inutilement close. Ce qui ne tarda pas. Dix secondes plus tard, la jeune fille avait enfin pouvoir profiter d'une liberté probablement méritée...
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